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Sybille Luginbühl • Coach en relation d'aide
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* Partir (Journal des Mamans octobre 2011)
Article paru dans le Journal des Mamans d'octobre 2011

                                            PARTIR

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Le mois passé (voir article de sept. 2011) j’ai rencontré l’homme de ma vie.

J’ai pu dire que c’était l’homme de ma vie d’abord parce qu’il y a longtemps que je l’attendais et que je l’espérais. A force de patienter, c’est comme dans une file d’attente, il y a un moment c’est notre tour , non ? 

Demande à l’univers

Ensuite parce qu’il correspondait aux deux pages A4 de critères que j’avais énumérés à propos d’un compagnon de vie. Je savais que pour faire une demande à l’univers, il est important d’être précis et qu’il est préférable de mettre le plus de détails possible.

Le mieux c’est d’être dans le ressenti de l’événement désiré, comme si il était là et de décrire tout ce qui fait le bon de l’événement.

Ni coup de foudre, ni passion

Avec cela, il me proposait une relation de couple à construire : proposition qui me plaisait même si je n’étais pas encore amoureuse, ni passionnée. A bientôt 50 ans je savais que ni le coup de foudre, ni la passion ne sont des chemins qui permettent de vivre sereinement une relation à deux. Avec lui, je sentais mon potentiel d’amour qui pouvait se développer : cela disait oui ! Je sentais que  je pouvais faire grandir ce sentiment tout en sachant que j’allais découvrir cet homme et l’accepter le plus possible sans jugement et tel qu’il serait. Je savais bien que l’homme parfait n’existait plus.

Créer ensemble notre vie

Ce qui a fini de me convaincre que c’était l’homme de ma vie, c’est sa proposition de gérer avec lui, les gîtes qui lui appartenaient dans un magnifique domaine de 5 hectares dans le sud de la France et où les locations faisaient le plein. De faire cela avec du plaisir surtout et sans stress, et en créant aussi des ateliers de développement personnel que nous animerions ensemble chacun dans nos domaines de compétences respectifs.

Cela faisait des années que j’avais dans la tête de créer un endroit de rencontres comme il me le proposait. Que demander de plus ? Tout y était .

Pas de retour

Nous nous étions dits que nous vivrions tout cela à plein dès l’été de l’année suivante. Je demanderai alors une année sabbatique . Cela nous laisserait le temps d’apprendre à  nous connaître, de créer nos ateliers et  d’organiser tout ce qu’il fallait pour s’installer à l’étranger pour un an minimum, voire plus. Et bien oui, je le sentais bien ce projet. En moi tous les feux étaient verts. Je me disais que certainement je n’allais pas revenir.

Etre centré(e) en soi

Ce qui a été fondamental dans cette aventure c’est qu’à chaque instant je restais centrée en moi. Qu’est-ce que cela veut dire  « être centré(e) en soi » ? C’est laisser les événements se dérouler et écouter comment on se sent à chaque moment.

Je ne mettais aucun jugement, aucune évaluation ; il n’y avait aucune place pour le mental ou l’ego qui a toujours une mise en garde à élaborer ou quelque chose à redire ou à critiquer.

Comme je me sentais bien et que j’avais confiance, je laissais se dérouler les choses et j’allais de l’avant : il n’y avait aucune raison de m’arrêter ou de reculer. Etre centré(e) en soi c’est aussi prendre ses décisions en fonction de soi ; et non pas en fonction de quelqu’un d’extérieur à soi : pour lui faire plaisir ou contre quelqu’un d’extérieur : pour l’embêter (et je reste polie… car souvent quand on prend une décision contre l’autre, c’est pour l’em… ).

A chaque décision  que j’ai eu à prendre en lien avec ce projet, je me suis demandéece que je voulais pour moi et j'ai pris ces décisions "par amour pour moi".

Sachez que toutes les décisions que vous prenez « par amour pour vous » ne sont pas des décisions égoïstes puisque vous ne faites pas les choses aux dépens des autres ou pour leur nuire, mais bien pour vous respecter encore plus vous-même dans vos besoins.

Tout de suite

A force d’être centrée et de me sentir bien dans ce projet avec les feux tous au vert, il y a eu un jour où j’ai une question qui m’est littéralement tombée du ciel comme une réponse : « Pourquoi est-ce que j’attendrai une année… ? »

L’épopée continue au prochain numéro, car vous avez compris que nous n’allions pas attendre une année pour réaliser ce projet.

Jusqu’au mois prochain, je vous propose d’être le plus possible centré(e) sur vous-même et de prendre des décisions « par amour pour vous »… Belles sensations et que la vie soit belle pour vous, car La Vie est Sybelle.

 
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